Prudent MURHULA SHANVU, réflexion entant que psychologue clinicien praticien et Conseiller en charge des Relations Publiques et Projets au sein du Conseil Provincial de la Jeunesse du Sud-Kivu en rapport avec la Note circulaire N° MINEDU-NC/SG/80/DEVC/90/1245/2025 du Secrétariat Général à l’Education Nationale et la Nouvelle Citoyenneté portant objet de maintien des filles enceintes dans les Etablissements Scolaires en RD Congo et la réaction de la Commission Episcopale pour l’Education chrétienne et la Coordination Nationale des Ecoles Conventionnées Catholiques N°CEEC/CONAT/ECCATH/EBK/0115/2025 adressée aux Coordinateurs Provinciaux, Diocésains et Conseillers Résidents des Ecoles Conventionnées Catholiques portant objet : Orientation autour de la circulaire sur le maintien des filles enceintes dans les Etablissements Scolaires.
Les grossesses chez les jeunes filles, plus particulièrement les adolescentes peuvent avoir des conséquences psychologiques significatives, notamment : une augmentation des risques de dépression, d'anxiété, et de troubles de l'humeur. Elles peuvent également affecter l'estime de soi, entraîner un isolement social et compromettre le développement identitaire de la jeune fille.
Conséquences psychologique: Les filles enceintes peuvent ressentir de l'anxiété, de la tristesse, de l'irritabilité.
Troubles de l'humeur: Des sautes d'humeur, des difficultés de concentration et des troubles du sommeil peuvent en résulter.
Impact sur l'estime de soi: cette grossesse peut entraîner une perte d'estime de soi et un sentiment d'isolement social.
Difficultés d'identité: la grossesse pour les adolescentes peut interférer avec le développement identitaire et l'autonomie de la jeune fille.
Isolement social: les jeunes filles adolescentes enceintes peuvent être rejetées par leurs familles, leurs amis, ou leur communauté, entraînant un isolement social et un sentiment de solitude.
Traumatismes: certaines filles enceintes peuvent avoir vécu des traumatismes antérieurs, qui peuvent être exacerbés par la grossesse et la maternité.
Difficultés dans les relations: la grossesse peut affecter les relations avec le partenaire, la famille, et les amis, et peut rendre plus difficile l'établissement de relations saines.
Les grossesses en milieu scolaire sont un problème complexe avec des conséquences négatives pour les jeunes filles et le système éducatif. Pour lutter contre ce phénomène, plusieurs solutions sont envisageables, allant de la prévention à l'accompagnement des jeunes mères.
Comme solutions préventives, propose l'éducation à la sexualité et à la santé reproductive, la sensibilisation à la communautés et aux parents des enfants sur les conséquences des grossesses à l'adolescence et les encourager à soutenir leurs enfants dans leur parcours scolaire; avoir des conseillers scolaires, des assistants sociaux et des psychologues. Ces partenaires réunis peuvent jouer un rôle crucial dans l'accompagnement de ces dernières.
Il est important de permettre aux jeunes mères de poursuivre leurs études après l'accouchement.
Des aménagements scolaires, tels que des horaires flexibles ou des cours à distance, peuvent faciliter leur retour.
Il est essentiel de lutter contre la stigmatisation dont peuvent être victimes les jeunes mères. L'école et la communauté doivent faire preuve d'inclusion et de tolérance pour favoriser leur réintégration sociale et scolaire.
En résumé, la lutte contre les grossesses en milieu scolaire nécessite une approche globale et intégrée qui combine plus aspects tels que la prévention, éducation, l'accès aux services de santé reproductive, l'accompagnement psychosocial et scolaire ainsi que la lutte contre la stigmatisation.
Recommandations aux parties prenantes :
Au Gouvernement congolais à travers son ministère de l’Education Nationale et Nouvelle Citoyenneté via son service technique le Secrétariat Général de l’Education Nationale et la Nouvelle Citoyenneté de tenir compte aux engagements nationaux et internationaux en faveur de l'éducation inclusive et l'égalité de genre ;
Aux partenaires techniques, financiers du Gouvernement de savoir qu’un risque imminent en défaveurs des filles enceintes qui souhaiteraient continuer les études dans tel ou tel autre établissement en RD Congo s’expose à des conséquences psychologiques et sociales importantes comme : l’isolement, la perte d’estime de soi et la dépression.
Pour anticiper tout éventuel risque, les efforts devraient être bien conjugués, coordonnées et partagés entre toutes les parties prenantes à l’éducation afin que notre pays puisse espérer à une jeunesse forte, compétitive, intellectuelle et ambitieuse.
Mail : murhulashanvuprudent@gmail.com.
0820026180
0991713204

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